Après Necotrans, Eiffage, Sonatel: l’Etat file ce marché juteux à «Ansamble»

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Une autre Société française aux anges sous le Magistère du Président Macky Sall ! La raison ? Après Necotrans, présente au Port autonome de Dakar, Eiffage et son jackpot sur l’autoroute à péage, Sonatel, «véritable poule aux œufs d’or de France Télécoms», c’est au tour de la marque «Ansamble» d’obtenir sa part de gâteau dans le marché économique sénégalais. Source A a appris que la société française a presque fini de gagner le marché de restauration de certaines Universités sénégalaises.

Ce sont les adeptes de la préférence nationale, qui vont encore s’étrangler de rage. En effet, Source A est en mesure d’écrire, sans courir le risque d’être démenti, que les Autorités ont, loin des indiscrétions, fini de filer le marché de restauration de certaines Universités sénégalaises à une Société française. Il s’agit de «Ansamble», créée à Vannes, en Franceen 1978 par René Lancien.

Et il n’y a pas de doute : «Ansamble» va officier, cette année, au Restaurant Argentin, dont il est le repreneur. D’ailleurs, selon toujours les informations de Source A, les Français ont déjà procédé à la réhabilitation des lieux et à l’installation des appareils devant faire fonctionner ledit Restaurant.

La marque «Ansamble» a convoyé au Maroc une délégation du Coud, pour assister à un séminaire

Mais si la marque «Ansamble» s’est adjugé le Restaurant «Argentin», cela ne relève point d’un accident de l’histoire. Au motif que, confie-t-on à Source A, dans un passé encore récent, la Direction générale du Centre des œuvres universitaires de Dakar, flanquée de Présidents d’Amicales estudiantines, s’était rendue au Maroc. Aux fins de prendre part à un Séminaire organisé par la structure française présente dans les murs du Royaume chérifien, depuis 2009. Dans le but de voir, sur place, ce que la marque «Ansamble» fait dans le domaine de la restauration.

Quand la Dcmp recalait, dans un premier temps, «Ansamble»

Autre certitude de Source A : «Ansamble» a, il y a de cela quelques années, introduit une offre pour s’offrir la gestion d’un Restaurant du Coud, mais avait buté sur la Direction centrale des marchés publics (Dcmp). Laquelle avait motivé son refus de bénir cette requête, parce que les offres financières de Société française avaient été jugées exorbitantes.

Pour le moment, même si Source A ne peut pas être formel, en avançant le prix exact que devra débourser l’Etat pour les trois plats  quotidiens des étudiants (petit-déjeuner, déjeuner et dîner), il n’en demeure pas moins qu’il devrait casquer plus fort que d’habitude. D’autant que, selon des sources concordantes, les prix des trois repas proposés par «Ansamble» varieraient entre environ 2 600 F Cfa et un peu plus de 3 000 F Cfa, par jour et par étudiant.

La Direction générale du Coud parle de Partenariat Public-Privé (PPP)

Jointe par téléphone, Néné Jupiter, Chargée de Communication du Coud, parle de «Partenariat Public-Privé entre les Services du Dg Cheikh Oumar Hanne et le Groupe franco-marocain». A l’en croire, celui-ci réhabilite le bâtiment du Restaurant Argentin, l’équipe avec du matériel haut de gamme, l’exploite pendant un certain nombre d’années, avant de céder, plus tard, l’infrastructure au Centre des œuvres universitaires de Dakar. Mais, quelle que soit la qualité du service qu’elle offrira aux étudiants, la marque «Ansamble» ne procédera à aucune augmentation sur le prix du ticket.

Le budget du Coud pourra-t-il tenir longtemps face aux prix proposés par «Ansamble»

Quid de l’impact que devra avoir les prix des 3 repas quotidien sur le budget du Coud ? Alors, là, Néné Jupiter préfère donner sa langue au chat. Car ne s’occupant des questions financières du Coud. Dans tous les cas, il est à craindre que si les offres de prix du Groupe français survolées par Source A devaient être appliquées au Coud, pas si certain que le budget de Cheikh Oumar Hanne puisse tenir, pendant sept mois.

Source A a, également, appris que «Ansamble» est en train de préparer une offre pour l’Université de Thiès, afin d’y être un repreneur. Aujourd’hui, où en sont les négociations ? A l’heure actuelle, difficile de répondre, avec exactitude, à cette question.

C’est dire qu’après Necotrans présente au Port autonome de Dakar, Eiffage qui s’est tapée le jackpot sur l’autoroute à péage, la Sonatel, «véritable poule aux œufs d’or de France Télécoms», c’est au tour d’une énième entreprise française à conquérir une part importante du marché économique sénégalais.

Aussi, reste-t-il à savoir quel sera le sort des repreneurs qui officiaient jadis dans les Universités, où devra régner, désormais, «Ansamble». Cette question garde tout son pesant d’or, si l’on sait que les contrats, qui lient l’Etat aux repreneurs, arrivent à terme en 2018. Et ont été souvent rythmés de plusieurs soubresauts cauchemardesques notamment à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Où la Direction générale du Centre des œuvres universitaires fut, parfois, en conflits ouverts avec plusieurs repreneurs.

Au Sénégal, c’est au Groupe scolaire LES MARISTES que «Ansamble» a commencé à tisser sa toile

Pour ceux qui ne le savent pas, «Ansamble» est présente au Sénégal, depuis 2016. A Dakar, elle s’était engagée à investir dans la remise aux normes des installations de restauration au sein du Groupe scolaire LES MARISTES à Dakar. Et, devait redéfinir les prestations de restauration pour chaque jeune convive de la maternelle à la terminale (4500 élèves).

Avant d’étaler ses tentacules au Sénégal, «Ansamble» avait investi plusieurs pays d’Afrique (Congo, Cameroun, Côte d’Ivoire, Libéria, Maroc, Mauritanie, Mozambique), d’Europe (Roumanie), les Emirats Arabes Unis et le Qatar. Friande des marchés de restauration collective en plein développement, la marque «Ansamble»
propose ses services de restauration aux entreprises, aux écoles, aux Universités et aux hôpitaux.

Actusen

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